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Le Centre Intégré de Prise en Charge (CIPEC) des victimes de Violences Basées sur le Genre (VBG) de Cotonou a reçu dans l’après-midi du mercredi 02 Septembre 2020, la visite de Madame Véronique TOGNIFODE MEWANOU, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance.

 Accompagnée des responsables de l’Organisation Internationale Médecin du Monde et de la Coopération Suisse au Bénin, la Ministre est allée s’enquérir du fonctionnement du centre et voir avec le personnel la prévalence des cas de VBG pris en charge .
Une visite-guidée du centre et une séance d’échange avec le personnel ont permis à la délégation d’avoir des éléments qui démontrent qu’une synergie d’actions doit être poursuivie pour réduire les cas de VBG. Selon les statistiques présentées par le médecin du centre, environ 60 à 70 victimes de violences sexuelles ont été prises en charge par mois, dont 75% des cas chez des mineures.
La ministre a recommandé que des études approfondies soient menées afin de déterminer le profil sociologique des coupables de ces violences pour mieux axer les stratégies de prévention et de sensibilisation. Pour elle,
une action de communication d’envergure doit aussi être menée afin de permettre à la population de connaître l’existence du CIPEC, de pouvoir y orienter tous les cas de viols, agressions physiques, et autres violences pour une prise en charge globale et spécifique.
Dans le Bénin, il y a trois centres implantés à Cotonou, Abomey et Parakou. Un CIPEC virtuel et mobile est fonctionnel aussi à Kandi dans l’Alibori. Tout un paquet de services y est offert. C’est pourquoi on retrouve au niveau du CIPEC : un assistant social, un psychologue, une sage femme, un médecin gynécologue, un magistrat et un officier de Police. Toute victime de violences qui s’y rend bénéficie de tous les services sur-place. La place des assistants sociaux et des psychologues dans la chaîne de prise en charge a été soulignée quand on connaît toutes les conséquences psycho-sociales immédiates et au long terme sur les victimes de ces agressions, conséquences aggravées lorsqu’il s’agit de mineures.
La réduction de cas de VBG chez les femmes et les filles reste une question prioritaire pour le MASM qui entend poursuivre sans relâche son combat pour améliorer la protection des femmes et des filles contre les VBG.
2020-09-06T10:10:55+00:00